Oukilélé prend vie sur la scène de l’IUFM

Rétrospective sur OKILÉLÉ.
Adaptation et mise en scène par l’atelier théâtre dirigé par Jeff Lefort.


Interview du “Vilain petit canard de l’IUFM”, journal étudiant du site de formation d’Agen
Le vilain petit Canard de l’IUFM : Quand avez-vous commencé à préparer cette pièce de théâtre ?
Jeff Lefort : Le projet a vraiment démarré en février 2012. Un groupe d’étudiants avait bénéficié d’un atelier d’improvisation au premier semestre, sous la direction de Karine Dorso. Par la suite ils ont enchaîné avec moi et nous avons mis en place une adaptation du livre de Claude Ponti.

Vous avez choisi de mettre en scène Okilélé. Pourquoi cet auteur et cet album en particulier ?
C’est tout simplement une admiration personnelle pour l’auteur, de même qu’une sympathie pour cet album et ce personnage qui m’ont décidé.

Quels changements avez-vous dû opérer ? L’adaptation a-t-elle altéré le texte original ?
Nous avons fait en sorte d’effectuer le moins de changements possible mais une simplification s’imposait ! L’imaginaire si caractéristique de l’auteur était difficile à transposer. Le texte d’origine contenait des images très riches mais peu de dialogues, d’où l’enjeu de faire comprendre l’histoire en ajoutant une voix off et le discours d’un narrateur adapté du récit. Il était nécessaire d’insérer du texte pour aider à la compréhension -hension de l’intrigue mais aussi de créer des dialogues pour établir la dimension dramatique nécessaire au théâtre.

Quels étaient les enjeux d’un tel projet ?
Il a fallu réfléchir sur la mise en scène du contenu, des lieux, l’utilisation des accessoires… Dès le départ nous avons pris le parti de tout faire ensemble : l’adaptation, la répartition des rôles, la confection des costumes, la réalisation des accessoires… Chacun a eu en charge de contribuer à la cohérence de l’histoire en rendant son personnage le plus expressif possible.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Nous avons connu quelques moments de flottement. Il y avait aussi les contraintes personnelles, le départ de quelques personnes d’une année sur l’autre et de nouvelles qui se sont greffées à la troupe. La première représentation, prévue d’abord en Avril 2012, puis reportée pour cause d’examens en octobre, a finalement eu lieu fin décembre à l’occasion de la fête de noël pour laquelle les enfants du personnel  des sites universitaires avaient été conviés.

Il y avait quelques trouvailles qui ont très bien fonctionné comme les ombres chinoises, par exemple…
Oui, le théâtre d’ombre produit beaucoup d’effet sur les enfants, sans doute à cause du côté mystérieux qu’il dégage, un peu comme une lanterne magique.

Allez-vous bientôt rejouer la pièce ?
En effet, à la demande de l’école José BARA d’Agen, nous ferons deux  représentations le jeudi 14 février à partir de 15h, pour des élèves de cycle 2 et 3 (mais tout le monde peut venir). Puisqu’il n’y a pas de lieu adapté dans leur école, nous jouerons à l’IUFM.
Allez-vous apporter des modifications pour ces nouvelles représentations ?
La première représentation a mis en lumière quelques problèmes et oublis (par exemple, dans l’une des scènes, des collisions entre les acteurs ont eu lieu à cause des cartons qui obstruaient leur vue) mais ce ne sont que des détails. Même s’il est toujours tentant d’apporter des améliorations, le nombre de répétitions est limité et, dans l’ensemble, nous sommes satisfaits. Il ne semble pas nécessaire de faire de gros changements.

Un dernier mot ? Quelles sont vos impressions concernant cette aventure ?
A présent ce sera vraiment un plaisir de jouer! La veille de la première, la répétition a été pleine de stress, surtout pour les étudiants… De mon côté je me sentais confiant car je voyais bien que l’équipe avait fonctionné : elle était marquée par un bon esprit et par l’engagement de la part de tous, anciens comme nouveaux. Au final, les retours des spectateurs ont été très positifs. Anaïs a même été reconnue dans la rue par l’un des enfants qui l’a appelée Okilélé. Nous avons eu la chance de former une bonne équipe, solidaire et motivée, je pense que c’est ce qui a permis la réussite de ce projet.

Interview réalisée par Becky

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