Atlas de l’éducation en Aquitaine du XVIe siècle à la fin du XXe siècle

Sous la direction de Marguerite Figeac-Monthus

Panorama en plus de 100 cartes, graphiques et illustrations des questions, des enjeux et des politiques concernant l’éducation dans la région depuis la Renaissance : enseignement pour les filles et les garçons, mixte, privé, public, professionnel, spécialisé, laïc, religieux, etc.

L’Aquitaine est une région plurielle dans laquelle les aspects éducatifs, symboles d’une identité culturelle, ont toujours eu leur place et cela aussi bien dans le débat politique, que dans l’organisation sociétale. L’emplacement des écoles, des collèges, des lycées, des universités et du rectorat relève en effet des choix d’une époque et est souvent le reflet d’une entente entre les élus locaux et le pouvoir central. L’imagerie éducative d’une région, dressée ici à l’aide de cartes, est souvent l’œuvre, sous l’Ancien Régime, de la personnalité de certaines élites ouvertes à l’esprit de leur temps, et à partir de la Révolution, des collectivités territoriales qui s’expriment à travers leurs élus. L’implantation des établissements scolaires constitue autant de marqueurs du rayonnement et de l’attractivité d’une ville ou d’une commune. Ils attestent d’un passé défendant des valeurs religieuses ou laïques ainsi que des principes royalistes ou républicains. Ces écoles qui ont formé des filles comme des garçons, ont été le fruit de conquêtes éducatives dont l’objectif essentiel étaient, à partir de la loi Guizot de 1833, de s’ouvrir au plus grand nombre.

Cet atlas, en édifiant une passerelle entre l’espace et le temps autour de 15 thématiques qui sont loin d’être exhaustives mais qui restent essentielles et de quatre axes dont un consacré uniquement aux universités de l’Aquitaine, a pour ambition principale d’observer les transformations réalisées durant cinq siècles.

À la portée de tous, cet atlas par la présentation d’une série de cartes originales qui permettent de voir l’Aquitaine autrement, est le reflet d’un monde en mutation qui s’est construit autour de crises sociales majeures mais qui a su s’adapter à un environnement modernisé. Il ouvre bien des pistes aussi bien en histoire socio-culturelle qu’en histoire de l’éducation.

Ouvrage édité aux Presses universitaires de Bordeaux, 191 p.

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